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Commissioner Moscovici presents the 2015 Spring Economic Forecst

The slides of the presentation can be found below

 http://ec.europa.eu/economy_finance/eu/forecasts/2015_spring/spring_forecast_2015_ppt_en.pdf

[slide 2]: Tailwinds supporting the recovery

Bienvenue à cette présentation des prévisions économiques de printemps de la Commission européenne.

Depuis nos dernières prévisions il y a trois mois, les perspectives de croissance économiques dans l’UE se sont légèrement améliorées.

L’activité économique bénéficie de la conjonction de plusieurs vents favorables. Il s’agit là des bas prix du pétrole, de la dépréciation substantielle de l’euro et de l’effet du programme d’assouplissement quantitatif (QE) mis en place par la Banque centrale européenne.

Dans l’ensemble, ces vents favorables eux-mêmes combinés avec une orientation budgétaire globalement neutre en zone euro et dans l’UE, tout cela devrait renforcer la croissance cette année et la suivante.

Les réformes structurelles mises en œuvre jusqu’à présent continuent également à porter leurs fruits. Néanmoins, un certain nombre de faiblesses structurelles et l’héritage de la crise restent encore présents et pèsent sur l’ampleur de la reprise.

L’inflation quant à elle augmenterait dans les mois à venir puisque l’impact négatif de la baisse du prix du pétrole s’atténuerait, les perspectives d’activité continueraient à s’améliorer et la dépréciation de l’euro soutiendrait la reprise des prix.

[slide 3]:  Tailwinds supporting the cyclical upswing

Le redémarrage de la croissance économique après la crise a été long et fastidieux.

Il a été marqué par de nombreux “va-et –vient”, mais il y a aujourd’hui des indications claires qu’une reprise cyclique est en cours.

En effet, les indicateurs “durs”, qui mesurent une réalité économique, ainsi que les données d’enquêtes conjoncturelles, confirment cette reprise cyclique.

Sur le graphique de gauche derrière moi, vous pouvez voir que la confiance des ménages, c’est un facteur tout à fait essentiel a considérablement augmenté depuis septembre dernier, tout comme la consommation des biens durables.

De la même façon, sur le graphique de droite, la confiance dans le secteur manufacturier ainsi que la dynamique de la production industrielle ont augmenté fortement, tout cela pointe cers la même direction, celle d’ un renforcement de l’activité économique.

[slide 4]: Still low oil prices

L’un des principaux facteurs favorisant actuellement la croissance dans l’UE est le prix du pétrole, qui s’est réduit de plus de moitié depuis son pic du mois de juin dernier.

Bien qu’il ait rebondi depuis l’hiver, en particulier exprimé en euros, il reste exceptionnellement bas.

 La faiblesse des prix du pétrole selon nos analyses va continuer à avoir un impact positif sur la croissance dans l’UE en augmentant le pouvoir d’achat des ménages et en réduisant de l’autre côté les coûts de production des entreprises.

[slide 5]: The euro has depreciated further

Depuis que nous avons publié notre prévision d’hiver, l’euro a continué à se déprécier de manière très significative.

Depuis fin janvier, il s’est déprécié d’environ 4 % contre le dollar.

Si l’on considère la monnaie unique, non seulement par rapport au dollar, mais par rapport à un ensemble de devises étrangères, la dépréciation a été de plus de 10% depuis la mi- 2014.

Les divergences anticipées entre les politiques monétaires mises en place dans la zone euro et dans d”autres grandes économies ont été un facteur clé expliquant cette évolution. Il y a eu c’est vrai le quantitative easing mais il avait été largement anticipé auparavant.

La dépréciation de l’euro devrait renforcer la compétitivité des entreprises dans la zone euro et soutiendrait par conséquent leurs exportations. Cette dépréciation contribuera également à la croissance des prix, donc à une inflation plus élevée, via une augmentation des prix à l’importation.

 Soyons conscients en même temps que l’impact sera cependant variable selon les pays en fonction de leurs modèles commerciaux et de la sensibilité de leurs exportations aux variations du taux de change.

[slide 6]: Positive impact from QE

L’impact de la politique d’assouplissement quantitatif (QE) par la BCE a été positif et plus fort que prévu en février. Dans la zone euro, les rendements des obligations souveraines ont baissé de manière très significative depuis l’année dernière, et ce dans une grande majorité d’États membres.

De plus, depuis le début de l’année, les marchés boursiers à travers l’UE ont été fortement orientés à la hausse (aussi grâce à des bonnes nouvelles sur l’activité économique) et les écarts de rendements des obligations d’entreprises ont diminué, ce qui a pour conséquence de réduire leurs coûts de financement.

Sur le 2ème graphique, vous pouvez voir que la politique d’assouplissement quantitatif de la BCE a également contribué à ré – ancrer , à commencer à ré ancrer les anticipations d’inflation. Cela prévient la hausse des taux d’intérêt réels et les risques de déflation. Comme je vous le disais lors de notre précédente rencontre sur ce sujet, nous ne sommes pas en déflation mais il fallait prévenir ce risque.

[slide 7]: bank lending

Les crédits bancaires au secteur privé poursuivent leur redressement.

Les flux nets de financement aux sociétés non-financières deviennent progressivement moins négatifs et les conditions d’octroi de crédit aux entreprises continuent de s’assouplir.

Là encore le QE devrait amplifier cette tendance en améliorant la position des liquidités des banques.

Nous prévoyons, s’agissant de la politique budgétaire, une politique budgétaire globale et en zone euro qui soit désormais comme elle l’est depuis quelques mois globalement neutre, donc sans assouplissement et sans resserrement.

Cela signifie et c’est bien sûr très important que l’impact de la consolidation budgétaire sur la croissance est en train de s’estomper et vous savez qu’il a été négatif, désormais il ne pèse plus sur la croissance, j’en dirai plus dans un instant sur la situation budgétaire des Etats-membres pris individuellement.

[slide 9]: Global growth accelerating modestly

Global growth and world trade are expected to strengthen modestly, though at a slightly slower pace than envisaged in winter.

It is the gradual recovery in advanced economies which should mainly drive global growth, from 3.4% last year to 3.5% this year. Next year, the momentum of world growth should further increase to 3.9%.

Growth in emerging markets is expected to remain steady in 2015 and to pick up a little in 2016. For commodity-exporting countries, the economic prospects have worsened since the winter notably in Russia, the Middle East and North Africa, Sub Saharan Africa, but also Latin America.

[slide 10]: EU growth gradually firming

Now let me turn to the main news of today after this analysis.

In the EU as a whole, real GDP growth is forecast to rise from 1.4% in 2014 to 1.8 % this year and to accelerate further to 2.1% in 2016.

In the euro area, growth is expected to pick up from 0.9% last year to 1.5% in 2015 and 1.9% in 2016.

For 2015, our forecast has thus been revised up by 0.1 percentage points for the EU and 0.2 percentage points for the euro area, compared with our Winter Forecast three months ago.

For 2016, tailwinds should remain strong enough to mitigate the impact of slightly less dynamic global trade and a stronger rebound in oil prices, compared to what we assumed in the winter. Accordingly, at this moment, the growth forecast remains unchanged for 2016. As a result, economic output in both regions is now expected to exceed its pre-crisis peaks next year.

[slide 11]: Tailwinds pushing activity to different degrees

All countries in the EU are set to gain from the positive tailwinds, but the extent to which they will benefit will depend on several factors such as the varying responsiveness of their individual economies to lower oil prices and the euro depreciation. The ECB’s quantitative easing is also likely to have a higher impact in countries with tight financing conditions.

Among the largest Member States, GDP growth in 2015 is expected to be above the EU average (of 1.8%) – in Poland at 3.3%, Spain at 2.8%, and the UK at 2.6%.

Economic growth in Germany at 1.9% will be also above the EU average, driven by robust domestic demand with private consumption underpinned by an improving labour market.

In France, the economy is expected to grow by 1.1% this year and to slowly gain momentum in the next two years, primarily driven by private consumption.

In Italy, GDP is expected to grow by 0.6% this year, thanks to increasing external demand, with growth set to strengthen next year once investment picks up.

Among the euro-area Member States that have or have had adjustment programmes, growth is expected to remain robust in Ireland (3.6%) and to gather momentum in Portugal (1.6%) thanks to improved domestic demand and strong exports. In Cyprus, GDP growth is expected to turn positive only next year.

[slide 12]: Greece

Let me add a word on Greece.

In our winter forecast, we had projected GDP to grow by 2.5% in 2015 and 3.6% in 2016. However in light of the persistent uncertainty, a downward revision has been unavoidable.

We now expect Greek GDP to grow by only 0.5% in 2015 before a strong rebound to 2.9% in 2016.

This forecast is based on the assumption that the ongoing review of the programme will be concluded by June, which you know is the EC’s objective.

It goes without saying that all of our projections for Greece are subject to a particularly high degree of uncertainty, since discussions about policy measures are continuing now between the institutions and the Greek authorities.

[slide 13]: Private consumption: the main growth driver

GDP growth in the EU and the euro area is expected to continue to be driven by strong private consumption growth.

In contrast, investment has been the weak spot of the recovery. It has remained subdued, reflecting moderate demand growth, economic and policy uncertainty, corporate deleveraging and credit supply constraints.

Exports are expected to accelerate this year and next, helped by stronger global import demand and the euro’s depreciation.

[slide 14]: Recovery in the labour market progressing

Concerning the labour market, employment growth is benefiting from strengthening economic activity.

Unemployment is on a declining path, but remains of course far too high in several countries. Unemployment in the EU and the euro area is expected to fall this year to 9.6% and 11.0% respectively, as improvements in the labour market spread across sectors.

With growth expected to strengthen further in 2016, the trend of reducing unemployment should continue, particularly in countries which have recently implemented labour market reforms.

In 2016, unemployment is set to fall to 9.2 % in the EU and 10.5 % in the euro area.

[slide 15]: Hints of a rebound in inflation rates

Inflation is expected to remain below zero in the first half of the year, as lower oil prices are passed through to the broader economy.

Inflation should, however, begin to pick up in the second half of the year and even more so in 2016 as:

o   domestic demand strengthens,

o   output gaps narrow,

o   the effects of lower commodity prices fade,

o   and the depreciation of the euro triggers higher import prices.

  • Annual consumer price inflation in both the EU and the euro area is expected to rise from 0.1 % this year to 1.5 % in 2016.

[slide 16]: Differences in fiscal performance

The fiscal outlook is improving:

o   In the euro area, the deficit is forecast to fall from 2.4% of GDP in 2014 to 2.0% this year and 1.7% in 2016.

o   In the EU as a whole, the deficit is forecast to decline from 2.9% of GDP in 2014 to 2.5% this year and 2.0% in 2016.

Moreover, for the first time since the onset of the crisis, this is very important news, the debt burden is also decreasing. The debt-to-GDP ratio is estimated to have peaked in 2014 -at 89% in the EU and at 94% in the EA-. It is expected to decline this year and even more so next year, as the nominal GDP picks up.

In many Member States, deficit ratios are projected to continue falling in 2015 and 2016, helped by stronger growth and lower interest payments on public debt.

In the euro area, we expect only France, Spain, Portugal and Finland to post deficits above the 3% threshold this year.

Our forecast takes into account measures included in the Stability or Convergence Programmes for 2015, provided that these were known before the cut-off date of the spring forecast (21st of April) and provided that they were considered to be credibly announced and specified in sufficient detail. The Stability or Convergence Programmes will be assessed by the Commission based on these forecasts. So today we are not announcing any kind of decision, but the decision will be based on the forecast.

While the current neutral fiscal stance for the EU as a whole is appropriate in light of the still gradual recovery underway, pursuing fiscal responsibility remains essential.

o   Member States with large deficits and/or debt have to consolidate further. This is clearly the view of the Commission.

o   Those with fiscal space should foster productive investment.

o   Everywhere, the composition of public finances can be designed in a more growth-friendly manner. And we insist on that, this is very important for the future.

The Commission will assess compliance with the rules of the Stability and Growth Pact against the background of today’s forecast. This assessment will conclude with our country-specific recommendations which will be published in mid-May, meaning in a few days from now.

[slide 17]: Risks to the growth outlook

Risks to the growth outlook are broadly balanced.

  • Upside risks:

o   are linked to the boost from the low oil prices

o   as well as from the ECB’s QE, which could both be stronger than expected.

o   Also, the Investment Plan for Europe, for which a cautious approach has prevailed in our assessment, could have a stronger-than-expected impact.

o   Finally, export volumes and investment could react more strongly to the euro’s depreciation than projected.

  • There are also downside risks:

o   including geo-political risks, as tensions related to the Russia-Ukraine conflict remain high.

o   Also, if oil prices rebound faster than assumed, this could erase the windfall gains from lower energy prices.

o   In financial markets, the risk of renewed financial market volatility could weigh on economic growth.

  • Risks surrounding the inflation outlook have moderated as a result of the ECB’s quantitative easing and in response to the upward revisions to the growth outlook.

 

[slide 18]: European growth map 2015

Pour conclure

Je dirai que l’économie européenne connait son printemps le plus dégagé depuis plusieurs années.

Oui le printemps économique est là, la reprise est soutenue à la fois par des facteurs externes et par des politiques économiques qui commencent vraiment à porter leurs fruits. La croissance bénéficie de vents favorables qui viennent donner un regain de vitalité à une reprise conjoncturelle qui resterait autrement modérée.

Le marché de l’emploi s’améliore lentement mais le chômage reste à des niveaux inacceptables dans de nombreux pays de l’UE en général et dans la zone euro en particulier.

L’inflation semble avoir atteint son point le plus bas et devrait se rétablir progressivement en cours d’année et les perspectives budgétaires continuent de s’améliorer.

Mais en disant que le printemps est là, je veux aussi être clair, ce que nous souhaitons c’est que ce printemps ne soit pas qu’une saison, qu’il dure longtemps, nous souhaitons que la croissance en Europe et dans la zone euro s’installe, se conforte, se renforce, et permette le recul du chômage et donc il faut faire davantage pour conforter et pérenniser cette reprise.

Des progrès tangibles aussi bien sur le front de l’investissement, que des réformes qui sont toujours indispensables et la poursuite de la responsabilité budgétaire sont essentiels pour permettre à l’Europe de se remettre durablement sur la voie de la croissance et la création d’emplois qui est vous le savez la priorité de cette Commission et qui est l’enjeu de ce mandat et des 5 prochaines années, c’est l’attente de nos concitoyens et nous ne pouvons pas la décevoir.

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